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Webcam Vendredi 12 et mercredi 17 février 2010, maison : orchidées. Parmi les plantes, j'ai la passion des
orchidées. Passion s'entend : pas de débordements, ni de soins attentifs, juste
un laisser-faire parfois proche du laisser-aller. Mais elles me récompensent
bien de ce manque d'égards. Pour preuve les cymbidiums en pleine
floraison à l'heure où les plantes du jardin dorment encore. Il faut dire
qu'elles passent la moitié de l'année dehors, oubliées sous les frondaisons des
arbres avant d'éclater en fleurs au plus fort de l'hiver. On ne se rend pas bien
compte mais les plus grandes hampes florales mesurent un mètre, il y a
près d'une centaine de fleurs d'environs huit centimètres chacune.
Samedi 30 janvier 2010, maison, bureau : Cela faisait longtemps que je n'avais pas photographié mon bureau. Cela remonte au samedi 5 mars 2005 et une neige tardive tombait encore en giboulées comme cette semaine. Le décor à peu changé finalement. La lampe de cuivre, le chat ramené d'Égypte en 2001, le dromadaire du Maroc et les encriers sont toujours là. J'en ai vidé d'autres aussi, je n'écris pas toujours qu'à l'ordinateur. Pablo Neruda, prix Nobel 1971, que je lisais alors, a été remplacé par Herta Muller, prix Nobel de l'année passée, que je découvre en ce moment. Sous Herta Muller, tous mes livres dont la pile a augmenté de trois titres depuis 2005. Éléments nouveaux aussi, les marrons du jardin de Léautaud, et la petite pierre ronde et blanche devant les encriers : un accessoire de prière ramené d'Iran. Et la tasse de Franz Kafka... La vue générale du bureau, je le reconnais, fait un peu fouillis : l'éphéméride sur l'ordinateur du boulot, la pochette noire du dernier petit notebook, le dossier bleu qui répertorie les aménagements en cours de la maison. A coté de l'éphéméride, c'est tout ce qui est d'actualité : une affiche d'un quatuor avec piano que je vais bientôt aller écouter (voir note d'écriture du 20/01/2010), une scie cloche pour les travaux du moment (voir étonnements du 27/01/2010), la clé USB qui contient le roman en cours d'écriture et des articles de presse qui s'y rapportent. Après on peut rentrer dans les détails comme dans un inventaire de Jacques Prévert : Une photo de René Fallet, dédicacée par la photographe Sophie Bassouls et deux essais de couverture de Bestiaire domestique que je m'étais amusé à faire avant sa parution. Une vue du pot à crayon avec un marqueur en forme de seringue, un crayon de couleur mordillé, un stylo offert par mes collègues en octobre 2005 (si, si, je me souviens de la date) et une brochure de voyage, parce qu'il n'y a d'écrivain que voyageur, comme dirait Nicolas Bouvier.
Des ciseaux et un coupe papier, un crayon en forme de Pinocchio, tiens, on retrouve les couvertures de Bestiaire domestique. En gros plan, je reviens sur l'élément inestimable du bureau, voici ma tasse à thé Kafka (avec deux sachets de sucre à l'effigie de l'écrivain dedans), cadeau ramené de Prague par ma violoniste préférée (du quatuor avec piano, entre autres). Un thé russe fumé dedans et l'écriture déroule alors son tapis rouge... (03/02/2010)
(06/01/2010) |