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Étonnements

 

Janvier et début d’année : c’est l’époque des « bonnes » résolutions, où du moins, c’est manière de remettre en ordre tout ce que le temps use au fil des mois. L’année se déroule souvent ainsi, les frimas nous préservent dans une léthargie molle, puis les jours rallongent et le printemps nous occupe, ensuite l’été et la chaleur nous abasourdissent, enfin l’automne nous cueille déjà fatigués avant la folie de fin d’année. Il faut ajouter à cela les imprévus, les évènements inattendus, subits et subis, visites inopinées, voyages de dernière minute, tout ce qui remplit un quotidien déjà plein comme un œuf.
J’ai la fâcheuse manie de croire que mon temps est extensible à l’infini et que j’arriverai toujours à tout faire. La plupart du temps c’est vrai : je travaille vite, je suis plutôt du genre organisé, même si ce n’est pas l’image que je donne. Cette sorte d’énergie inépuisable m’a fait cumuler jusqu’à présent les activités associatives, la vie familiale, la course à pied, l’entretien de la maison, autrefois mon boulot dans l’entreprise (mince, ça fait déjà 4 ans que j’ai arrêté), la thèse de doctorat passée en 2017, tout cela remplacé depuis par les ateliers et les interventions littéraires, sans oublier bien sûr l’essentiel, écrire des livres, tout de même quinze en vingt ans.
Cette année pourtant, j’ai peut-être eu, comme on dit, les yeux plus gros que le ventre. J’ai consenti à animer quatre ateliers d’écriture, à donner des conférences et des interventions, sans compter les journées diverses et variées qui se sont rajoutées au fil des mois, et que le curieux expérimentateur que je suis refuse rarement. Mais en plus des activités usuelles, j’ai accepté la présidence d’un club service dynamique, et il faut suivre, donner un cap, prévoir des actions… Et puis des évènements déconcertants n’ont cessé d’émailler l’année, déjà rendue difficile par la pandémie, bref, grosse bousculade, et j’ai terminé l’année avec onze personnes chez moi pour Noël dans un état de fatigue assez prononcé.
Il est donc temps de remettre un peu d’ordre dans tout cela. J’ai ainsi annoncé que j’allais « lever le pied », côté ateliers, même s’il en restera encore un peu, à Bar-le-Duc notamment où je m’étais déjà engagé. Et puis ma présidence du club service se terminera en juillet, avec toutefois bien des actions prévues et à réaliser au printemps. J’ai aussi accepté une autre présidence du même acabit, plus étendue, mais aussi plus distante (damned, mais quelle idée !) Et puis, j’ai encore bien des choses à faire dans la suite des événements déconcertants qui se sont déroulés depuis mai dernier. Voilà pour la continuité de ce qui s’était engagé et que je ne peux pas stopper tout de go.
Les bonnes résolutions tiennent donc dans cette volonté de « lever le pied », en faire moins pour les autres, ainsi les idées égoïstes de reprendre la course à pied, F de R, et surtout l’écriture, équilibre indispensable pour moi : ça y est, tout est à nouveau en marche (voir en Notes d’écriture). Un signe ? J’ai réparé la pendule que mon petit-fils avait abîmée à l’automne, elle est comme neuve ou presque et les trois horloges scandent à nouveau l’immuable temps retrouvé.
(18/01/2022)

 

Bilan des courses à pied : cela fait maintenant 12 ans que je sacrifie à noter tous mes aléas sportifs dans un fichier Excel. Force est de constater que la dernière belle année (2018 et un marathon pour mes 60 ans) est bien derrière moi : c’était l’époque où mes jambes parcouraient par an 2000 km à pied ou à vélo. La pandémie est passée par là (l’âge aussi…). J’ai acquis depuis 2ans un tapis de course, dont l’utilisation n’est pas moins sportive, au contraire, car il faut s’astreindre au rythme imposé par la machine. En 2021, j’aurai ainsi « couru » plus sur tapis que sur de vrais chemins (214 km contre 160km). Il en résulte une frilosité à sortir dehors alors que la pluie et le froid jusqu’alors ne m’ont nullement effrayé. Mais le plaisir de courir dehors est toujours sans commune mesure pour peu que je sois décidé. Cette année, nous n’aurons pas sacrifié aux joggings matinaux en Sicile (pour un total de 30km) et la Guadeloupe en novembre nous aura défoulé au sens propre dans des trajets souvent escarpés pour 80km. En revanche, une seule sortie en vélo de 50 km cette année. Au total c’est moins de 600 km que mes petites jambes auront supporté. Si je suis toujours capable d’accomplir dix bornes à un train de sénateur, pas sûr que je serais encore capable de me lancer sur un Charleville Sedan ou les 20km de Bruxelles. C’est peu mais la difficile année, bien trop remplie, aura eu raison de mon courage. C’est ainsi plus un bilan de la « vie courante » que des courses à pied effectué ici. Allez gageons que je vais tenter de garder un semblant de rythme pédestre pour 2022…
(08/01/2022)