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Bio un peu plus complète (janvier 2013)
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Saint-John-Perse, dans le volume de la Pléiade qui lui a été
consacré de son vivant, a tenu à superviser sa biographie, utilisant un "il"
pour parler de lui. Cette biographie de moi-même (enfin, de lui-même) sera une pâle
imitation, histoire de m'habituer (enfin, s'habituer) à la publication future dans cette
prestigieuse collection...
Thierry Beinstingel est né à Langres en 1958, d'un père chauffeur-routier et d'une
mère vendeuse en boulangerie. Une longue scolarité menée dans sa ville natale lui
apprend à lire et à écrire à l'école Jean Duvet, le dote d'un BEPC au Collège
Diderot, puis d'un laborieux baccalauréat scientifique obtenu en 1978 dans le Lycée du
même nom. Pendant son temps libre, on le voit pompiste en été, servir à la
boulangerie, repeindre une serre familiale dans la canicule de 1976
ou sur une moto Honda 125 à guidons bracelets-sport. Il gratouille la guitare et compose
même une cassette de douze chansons produite en trois exemplaires.
Il débute dans le monde du travail à La Poste à Toulouse puis en Seine-Saint-Denis,
avec la ferme intention de devenir homme de lettres : il rédige 70 feuillets d'un roman Martin
Martin. Il revient en 1981 dans son département, à Saint-Dizier, ville
qu'il n'a pas quitté depuis. La chance lui sourit : il rencontre la femme de sa vie,
passe un concours de circonstance pour devenir Inspecteur dans une grande entreprise de
télécommunications, parfait sa formation technique pendant un an par de l'électronique,
puis revient à Saint-Dizier exercer son métier de cadre au sein du Central
téléphonique de la ville. Il profite des siestes de son premier enfant tout neuf
pour s'initier à l'informatique auprès d'un Thomson à disque dur de 20 méga-octets sur
lequel il termine Martin Martin, dix ans après son
commencement. Repris par le virus de l'écriture, il relègue ses premiers manuscrits dans
des tiroirs, contacte l'Association des Ecrivains de Haute-Marne et finit par publier en
avril 2000, La réserve, Haute-Marne 2017, aux éditions Dominique Guéniot
de Langres, récit satirique et prémonitoire sur la crise de la vache folle et de
lEuropéanisation. Son sens aigu de la publicité et de la promotion lui fait
promettre aux acheteurs (heureusement rares) de les rembourser (120 francs à l'époque,
18,30 euros aujourd'hui) si ce qui est édicté dans ce roman ne se produit pas en 2017. A
l'heure actuelle, il est en passe de gagner son pari...
La même année, il publie en septembre, Central chez Fayard, inspiré de
neuf ans de télécommunications (il travaille maintenant à Châlons-en-Champagne) et
inaugurant une écriture " à contraintes " (le livre est écrit avec
des verbes à linfinitif et sans sujet), roman où "le narrateur travaille
depuis de longues années au Central de télécommunication, témoin de son inexorable
déshumanisation. Verbes sans pronom personnel, verbes sans sujet pour dénoncer
l´effacement de l´homme-sujet, assujetti à l´emprise grandissante de l´entreprise.
"(Le Monde). Il découvre par la même occasion la prose des critiques qui vous font
sentir que l'on est quelqu'un d'intelligent.
Passionné des nouvelles technologies, il anime depuis fin 2000, un site Internet Feuilles
de route qui se veut "une tentative dexposition du travail
littéraire " avec un renouvellement hebdomadaire des principales rubriques et
où lon peut trouver lensemble des articles et interviews le concernant, des
textes inédits, une accumulation d'informations toutes plus intéressantes les unes que
les autres.
Toujours sur Internet, il contribue régulièrement à Remue.net,
à Tiers livre crée par François Bon et à Inventaire-Invention , revue en ligne
animée par Patrick Cahuzac, chez lequel il publie deux nouvelles en 2001, Un
dernier soir (avril 2001) et Vers Aubervilliers (octobre 2001),
également disponible en livre. Cette nouvelle a été étudiée par deux classes de
secondes du Lycée Oudinot de Chaumont (intervention en avril 2002).
A la rentrée littéraire de septembre 2002, il publie Composants, roman
chez Fayard qui continue le thème entrepris avec Central sur
laliénation de lhomme à travers le travail et le monde moderne.
Sélectionné parmi 15 ouvrages, Composants a obtenu le 25 novembre la mention
spéciale du Prix Wepler, chargé de " récompenser une uvre
marquée par une audace, un excès, une singularité résolument en dehors de toute visée
commerciale ".
Impliqué dans lAssociation des Ecrivains de Haute-Marne depuis 1998, il coordonne
le projet collectif dune anthologie : 52 écrivains haut-marnais : de
Jehan de Joinville à Jean Robinet, parue en décembre 2002 aux éditions
Dominique Guéniot.
En Août 2003, il change pour la troisième fois d'emploi dans sa grande entreprise des
télécommunications : après avoir sévi dans la technique et l'organisation de
Services après-vente, après avoir tâté du marketing en contribuant à ouvrir
l'informatique au monde médical, il devient conseiller en mobilité professionnelle au
sein d'un service de Ressources Humaines.
En janvier 2004, Il publie Paysage et portrait en pied-de-poule,
toujours chez Fayard, où comment l'auteur revient à la vie
rurale, thème de son premier livre, mais en moins marrant.
Il est invité par le CRL de Franche-Comté pour la redoutable manifestation des Petites
Fugues en novembre 2004.
En février 2005, il publie un texte pour la semaine de la francophonie, à l'initiative
du CNES.
En mars 2005, il participe à la naissance des éditions Argol dans l'ouvrage
collectif Ecrire, pourquoi.
Dans le premier semestre 2005, histoire de s'impliquer un peu plus dans la matière des
mots, il anime deux ateliers d'écriture : l'un à Crogny (Aube) dans un Lycée forestier,
l'autre dans le Lycée Diderot de sa jeunesse à Langres.
Parallèlement, complexé de n'avoir pas suivi d'études supérieures et n'osant l'avouer
lors de ses nombreuses interventions en Université (Toulouse en 2000, Orléans en 2004,
Clermont-Ferrand en 2006), il commence un cursus de Lettres modernes par correspondance,
obtient sa première année tout en continuant à écrire et travailler et décide de
continuer tous azimuts.
Il commence un vaste chantier textuel, CV roman, texte qui restera en chantier longtemps. Il poursuit sa
deuxième année de licence et pour cela partage son temps de
travail avec un congé de formation qui lui permet de poursuivre des ateliers d'écriture
en 2006 à Langres, toujours au Lycée Diderot, puis à Dole auprès des patients d'un
Centre hospitalier spécialisé. Il réussit son
DEUG de Lettres Modernes, loupe la mention TB d'un demi-point et s'achemine serein vers la
troisième année de Licence. Histoire de fêter ce succès et d'accompagner la
passion des seize ans de son deuxième enfant., il s'achète la
guitare électrique qui lui a manqué dans sa jeunesse, une PRS Singlecut avec ampli
Fender Hot Rod Deluxe.
En 2007, CV roman se
fait doubler par 1937 Paris-Guernica, récit
dont la sortie a lieu aux premiers jours de mars, chez Maren Sell.
Mais CV roman, fort de ses 22 versions successives, le
rattrape chez Fayard, pour une publication prévue pour la rentrée littéraire de
Septembre 2007. A ces deux succès littéraires, il est fier d'avoir réussi sa Licence de
Lettres Modernes en juin du premier coup avec mention Bien et mène alors en 2008 de
front un Master et son travail de plus en plus prenant dans sa "grande entreprise de
télécommunications", comme il est écrit sur ses quatrièmes de couvertures.
Histoire de consigner cette folle vie débridée, les
quatre premières années de ce site sont
éditées en mai 2008 chez www.publie.net sous
la fine appellation de Feuilles de route, accumulations Internet
2000-2003. Il termine l'année 2008 gaiement
en remportant trois succès qui lui tiennent à coeur : en septembre, il défend
brillamment la première partie de son mémoire sur la Littérature et
le monde du travail, étude universitaire
qui va se poursuivre en 2009 et peut-être au-delà ; en décembre, il propose à son
éditeur un manuscrit, Bestiaire domestique, dont la parution programmée rapidement pour mars 2009 le ravit
; le même mois, il constate qu'il a réussi largement les objectifs qui lui étaient
assignés dans son travail nourricier : 40 personnes lui doivent d'avoir trouvé un
nouveau boulot dans l'année 2008. Fierté d'avoir appliqué CV roman comme dans la vraie vie et dans une conjoncture pas facile !
Hélas, de tristes évènements dans son entreprise viendront ternir ses élans
travailleurs en 2009. Car en effet, voici 2009 et sa cohorte de succès et d'échecs.
Côté échecs, il découvre qu'il n'est pas fait, mais vraiment pas fait pour la
psychologie et il loupe une certification professionnelle dont d'ailleurs il n'avait
aucunement besoin. Côté succès, il termine son cycle de Master avec la mention TB et
entre dans une nouvelle vie pour trois ans minimum en s'inscrivant en doctorat, toujours
en Lettres modernes. 2009 est émaillé de diverses contributions journalistiques
(L'Humanité, le Journal de la Haute-Marne, la revue Intexto de l'Office régional
culturel de Champagne Ardenne). Il participe aussi au très bel ouvrage 100
monuments, 100 écrivains, publié en
décembre 2009 par les éditions du patrimoine. Il découvre en août Paul Léautaud et se
lance dans un marathon de lecture : oeuvres complètes, soit 8000 pages, lues en trois
mois. Côté édition, Bestiaire domestique, paru comme prévu en mars, rencontre un faible succès mais jouit
d'une belle notoriété parmi les lecteurs. Ceux qui ne l'ont pas lu, bien entendu, ne
savent pas ce qu'ils perdent et c'est en ce sens qu'il prend son bâton de pèlerin pour
aller défendre son livre à la fête de l'Humanité, au salon du livre de Chaumont ou
encore à l'exposition internationale de photographie animalière de Montier-en-Der. Oui,
mais, quoi de neuf ? lui rappelle son éditeur qui, entre temps, s'est allié avec Grasset
: il répond à cette question en toute février 2010 en proposant un roman, eh oui, un
vrai ! trois cent pages écrites en quatre-vingt jours comme le tour du monde de Jules
Verne. Retour aux mots sauvages paraît ainsi en librairie le 25 août. sélectionné pour le
prix Goncourt, RMS rencontre un franc succès, une presse dityrambique, une
médiatisation qui le tient en haleine jusqu'à la fin de l'année.
Mais début 2011, lui qui croyait naïvement en avoir fini avec le service après-vente de
RMS paru 4 mois avant doit se résoudre à
programmer rencontres et débats, avec grand plaisir dailleurs, parfois ponctués de
lectures publiques quil a envie dexpérimenter. Il écrit ainsi Avant Franck, inspiré par Franck, le beau récit dAnne Savelli. Il lira avec
elle en septembre cet Autour de
Franck, lensemble texte + lecture
étant publié à la suite chez Publie.net. Cette année marque aussi la publication en 6
épisodes dun Roman de
bureau chez Mélico avec le soutien et la
confiance de Pierre Cohen-Hadria. En mars, il part au arpenter le Cap-Vert, histoire de
relayer la course à pied qui continue à prendre de limportance dans ses loisirs
come le prouvera sa participation au semi-marathon de Reims où il améliore de 3 secondes
le record du monde
du marathon. Mens sana in
corpore sano, il entame en juillet un roman sous le nom de code ID, quil termine quatre mois plus tard et qui
reçoit un bon accueil de la part de sa maison dédition : la parution est
prévue pour septembre 2012, en même temps que RMS en livre de poche.
Or, contre toute attente, Ils désertent, puisque tel est le nom du petit dernier est nominé au
Goncourt, comme RMS en 2010, ainsi qu'au prix Femina. S'ensuit un SAV débordant
: salons, rencontres, Goncourt des lycéens sur toute la France, dont la très belle
manifestation des Petites Fugues de Franche Comté, à laquelle il participe pour
la seconde fois. Toute cette agitation continuera jusqu'à la fin de l'année où il
reçoit comme lot de consolation, le très beau prix Eugène Dabit du roman populiste
(René Fallet et Sartre l'ont eu...) Et comme rien n'est jamais figé, il commence en
novembre un roman sous le nom de code F, se décide enfin à montrer quelques
galops d'essai à ses professeurs pour la thèse de doctorat et change de lunettes.
A suivre...
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